25 avril 2015

Banc de sculpture

Il était temps pour moi de me fabriquer un nouveau banc de sculpture, sur lequel je dégrossis mes cuillères à l'aide de ma hache. Le modèle que j'ai réalisé est inspiré de ceux qui étaient utilisés à l'époque, tel que l'on peut voir dans ce vieux film d'artisanat suédois:


Voici quelques photos illustrant certaines étapes du processus:



J'ai d'abord fendu le bois en deux à l'aide de deux coins et d'une masse et ensuite encore en deux parties, afin d'obtenir quatre pièces de bois pour faire les pattes du banc.



Ensuite, j'ai dégrossis trois pièces à l'aide de ma hache afin de faire des pattes, dont j'ai arrondi le bout avec mon couteau pour qu'ils soient le plus serrés possible dans les trous que j'ai faits à l'aide d'un vilebrequin (une perceuse électrique ne fonctionne pas bien dans le bois vert).

Voici le résultat final, j'en suis satisfait et je confirme qu'il fonctionne à merveille!

3 avril 2015

Un sac fourre-tout pour un échange

Je l'ai confectionné dans le cadre d'un projet organisé par une des membres d'un groupe de couture dont je fais partie.

Ce projet avait pour objectif de confectionner un sac et l'envoyer à la personne avec qui on était jumelé pour la durée du projet. En échange, on recevait un sac de la part de cette personne, qu'elle devait également confectionner.

Le temps alloué pour réaliser ce projet était de 6 semaines et la date de fin est le 15 avril.

Le choix du patron ainsi que des tissus était à notre discrétion. Je me suis laissée inspirer ici pour le patron. J'ai trouvé les tissus chez Fabricville : le tissus rose est 100% coton, lavable à la machine, et le tissus floral est 100% polyester, lavable à la machine également.

Les dimensions finales sont de 17" (43,1 cm) de large x 15" (38,1 cm) de haut.

Au moment d'écrire ces lignes, ce sac est rendu dans le sud de l'état américain du Missouri! Je devrais recevoir le mien sous peu, je partagerai les photos dans un autre billet.

5 août 2014

Une seconde vie pour mon vélo

Se limiter à ce dont on a réellement besoin est un défi quasi quotidien et se départir de certains objets dont on ne se sert plus n'est pas toujours chose facile puisqu'on a parfois (hum, souvent!) tendance à leur accorder une valeur sentimentale.

Ma bonne vieille bécane qui m'a accompagnée depuis l'âge de 15 ans faisait partie de ces possessions devenues superflues. Elle traînait dans le cabanon, incapable que j'étais de m'en départir.

Elle m'a permis de m'initier à un des sports les plus importants de ma vie et de réaliser un de ces rêves de ti-cul qui était de voyager à vélo ; elle aura été un mode de transport privilégié dès mon adolescence, tant pour aller travailler que pour aller voir des amis. Elle m'aura même permis d'initier nos petits au cyclo-camping dont ils conservent quelques précieux souvenirs. Des kilomètres, elle en a avalé des milliers et je ne pourrais même plus les compter!

Tomber dans l'oubli dans un cabanon à côté d'un autre vélo plus léger, plus nerveux, plus fringuant... C'est une fin de vie utile désolante pour une monture qui en a vu beaucoup et qui n'a rien à envier à ce nouveau venu! Comme il était encore en très bonne condition, je voulais à tout prix éviter le bac de récupération de métal ou, encore pire, le dépotoir...

Cette ode a l'air triste et nostalgique, mais dans les faits, pas du tout!

Hier a été le premier jour de la nouvelle vie de ce vélo. Je me suis rendue chez Cyclo Nord-Sud pour en faire don. Pourquoi cet organisme sans but lucratif plutôt qu'un autre? La lecture de cette page m'a définitivement convaincue.

Avec plus de place dans le cabanon et libérée d'une possession inutile, j'aurai contribué à la réutilisation de ce vélo et il rendra sans doute quelqu'un d'autre fort heureux.

Cet attachement que j'avais pour lui me fait penser qu'il aura la chance de voyager encore plus loin que dans les contrées où il m'a permis d'aller!

Longue deuxième vie à cette bécane!

Cantons-de-l'Est, avril 2005

Montérégie, mai 2012

24 juin 2014

Sculpture de cuillères, grotte et autres à Wingdale, New York



L'apprentissage de la sculpture de cuillères m'a permis au fil du temps de faire de nouvelles rencontres. Dans certains cas, des nouvelles amitiés. C'est que nous avons un réseau formé autour d'un groupe facebook, voici le lien: Spoon carving, greenwoodworking, qui nous permet d'échanger et bien souvent d'apprendre de nouveaux trucs au sujet de notre art. Depuis peu, certains membres francophones de ce groupe (dont moi-même) avons créé un groupe en français ayant le même but, Artisanat et traditions du bois vert.

J'ai rencontré Alexander Vincent Yerks à deux reprises et à deux endroits différents avant de finalement aller lui rendre visite chez lui, à Wingdale dans l'état de New-York. Nous échangeons des conversations en ligne assez fréquemment, mais nous avions envie de passer du temps ensemble à discuter, rire, marcher dans le bois et à faire un tas de cuillères. Voici donc les quelques photos que j'ai à offrir, malheureusement je n'avais pas la tête à photographier alors j'en ai très peu!

Après ma première nuit chez lui, je suis allé profiter des premiers rayons de soleil dans la forêt derrière sa demeure. Il y a une belle variété d'arbres, dont des caryers ovales et des chênes blancs.









Voici venu le temps d'aller se procurer du bois pour sculpter! J'ai laisser l'honneur à Alexander de coucher le jeune arbre.
















N'allez pas croire que nous avons passés les trois jours de mon séjour à sculpter du bois! Mon hôte a eu la gentillesse de me faire découvrir un lieu exceptionnel de sa région, la grotte de Dover plains, Dover Stone Church. À voir absolument.





















Et voici un petit aperçu d'un autre endroit particulier que j'ai eu la chance de visité, un ancien cimetière reservé uniquement aux pensionnaires d'un hopital psychiatrique! Des choses horribles se sont produites dans cet établissement, semblerait que des savants allemands refugiés en Amérique du Nord étaient présents dans cet hopital et y pratiquaient des méthodes pas tout à fait réglo... L'endroit s'appellait 'Harlem Valley Psychiatric Hospital' et j'aimerais bien visiter l'édifice une prochaine fois, si j'en ai le courage!





Nous avons même eu le temps d'aller visiter le musée d'Eric Sloane dans le village de Kent au Connecticut. C'était merveilleux! J'adore ce peintre et collectionneur d'outils anciens. Si vous êtes dans la région, c'est à ne pas manquer. De plus, il y a avait un artisan du Minnesota présent sur le lieu pour faire une démonstration de l'utilisation d'un tour à perche traditionnel. Chic type!

Ce fut un beau séjour, j'ai fait de belles rencontres, en particulier la conjointe de mon ami, Jessica, qui nous a préparé de merveilleux repas pendant tout ce temps. J'ai déjà hâte d'y retourner!

19 octobre 2013

High Line, ou, Quand la nature reprend ses droits

Ou presque, puisque l'être humain lui a donné un coup de pouce / pousse en poursuivant le travail... par de l'aménagement paysager.

Certains le connaissent déjà depuis longtemps parce que c'est considéré comme une destination hip, d'autres ne le connaissent pas encore. Bien que cette destination figure dans le "top 10" des lieux à voir dans la grosse pomme, quand on ne prévoit pas aller à un endroit, on ne consulte pas les guides touristiques à son sujet... Et pour ma part, je n'en avais jamais entendu parler avant.

Effectivement, il y avait beaucoup de monde lorsque nous y sommes allés, mais ce n'était pas non plus l'hystérie de la 5th Avenue en pleine heure de pointe (je ne vous le conseille pas, d'ailleurs, à moins que vous soyez du genre à aimer les bains de foules pressées et réglées au quart de tour).

Mais qu'est donc ce High Line?

Situé à New York City, état de New York, plus précisément de Gansevoort Street / Washington Street jusqu'à West 30th Street / 10th Avenue, le chemin de fer d'origine (qui couvrait une distance de 1,3 miles - ou 2,1 km) se rendait jusqu'à Clarkson Street / Washington Street, mais cette section est aujourd'hui démolie. Il est actuellement en développement pour se prolonger jusqu'à West 34th Street / 11th Avenue, où on retrouvait jusqu'à tout récemment une gare de triage du Metropolitan Transportation Authority pour l'état de New York. Cette gare sera remplacée sous peu par un projet de développement urbain où appartements, commerces et lieux culturels seront développés, en y ajoutant une nouvelle station de métro. Ce projet me rappelle étrangement celui proposé pour revaloriser le secteur de l'hippodrome de Montréal, nouvelle station de métro en moins...

En construction

En voici un (très) bref historique.

C'est un chemin de fer qui desservait le quartier des abattoirs de la ville de New York (Meatpacking District) dès le début du 20e siècle. Comme le train était au niveau de la rue, il y avait des cowboys engagés par la compagnie ferroviaire exclusivement pour prévenir piétons, automobiles, chevaux, carrioles, etc. qu'un train s'en venait. Malgré la présence de ces cowboys, la 10th Avenue a rapidement été surnommée l'avenue de la mort. Au début des années 1930, le projet de construire le chemin de fer en hauteur voit le jour. Ainsi, le transport à partir des abattoirs devient plus sécuritaire, le chemin de fer passe même carrément dans les entrepôts dans certains cas. Puis l'utilisation d'autres modes de transport, dont le camion, prend de l'importance, au détriment du train. Selon le site officiel des Amis du High Line, c'est en 1980 que "le dernier train circule avec trois wagons de dindes congelées".

L'intérieur d'un ancien entrepôt

Le chemin de fer sera alors abandonné et c'est en friche qu'il deviendra. Laissé à lui-même durant 30 ans, avec une démolition presque certaine en vue, ce sont des habitants du quartier qui ont pris l'initiative de former un regroupement citoyen afin de préserver ce lieu et d'en faire un projet de parc linéaire aérien piétonnier. Dès les années 2000, le projet a pris forme et on peut en profiter depuis juin 2009. La fin prévue de ce projet est en 2014, ce qui reliera donc le Meatpacking District au West Chelsea avec la future station de métro No 7 (ligne mauve), le Javits Center et le futur Hudson Yards Neighborhood.




Marcher en hauteur dans cette ville est déjà une expérience en soi... Il suffit de vous imaginer faire une petite randonnée surélevés entre 5 et 9 mètres (entre 16' et 30') au-dessus du bitume, entourés de gros édifices, entendre le brouhaha qui est propre à la ville (quoi que le couvert végétal réussit assez bien à nous couper du bruit) et d'être en plein sentier (le sentier lui-même est en béton, on n'est quand même pas en pleine forêt - et on y retrouve les rails de chemin de fer!), entourés d'arbres, qu'ils soient fruitiers ou non, et de plantes, certaines en fleurs, d'autres non. Ajoutez les insectes, les papillons, les oiseaux...




Du sumac! On se fait une sumacade?



Ah! J'oubliais les espaces gazonnés où les gens peuvent s'étendre, faire du yoga (oui! oui!), travailler sur leur portable, siroter un café... Il y a aussi des sections où des bancs ont été ajoutés, un peu comme dans une salle de théâtre, pour observer la ville ou prendre une pause pour profiter des lieux.




Pour en savoir plus, je vous invite à consulter le site officiel des Amis du High Line, vous y trouverez non seulement une histoire beaucoup plus complète, mais aussi de vieilles photos et toutes les informations très actuelles de cet endroit.